CHAPITRE IX

PROGRAMME SOCIO-ECONOMIQUE DE RECONSTRUCTION DE LA DEMOCRATIE CHRETIENNE, PARTI MEMBRE DU F.S.D. (FRONT POUR LA SURVIE DE LA DEMOCRATIE)

 

L’HOMME AU CENTRE DU PLAN ECONOMIQUE

 

1) L'ECONOMIE SOCIAL DU MARCHE, LE MARXISME ET LE CAPITALISME INTEGRAL

2) UN «NEW DEAL» POUR LE CONGO

1- LES DEMARREURS MACRO-ECONOMIQUES DU CONGO

2- L'INVESTISSEMENT

3- LE FINANCEMENT :

a. Extérieure

b. Intérieure

4- La gestion budgétaire des recettes publiques

5- La gestion budgétaire des dépenses publiques :

a. La restructuration de la Fonction Publique

b. Le déficit dans la balance des paiements

c. L’hyperinflation

d. Le dérapage monétaire

e,f,g. Le contrôle dans le gestion des fonds

h. Le modèle des coûts et bénéfices (Costs/Benefits analysis)

 

3) LE RESUME DES OBJECTTFS PROGRAMMATIQUES PRINCIPAUX DE LA D.C. (1-14)

4) LE PROGRAMME SOCIO-POLITIQUE DE LA D.C.

a. L’INSTRUCTION DE BASE

b. LE PROGRAMME MINIMAL DE SANTE PUBLIQUE

 

L’HOMME AU CENTRE DU PLAN ECONOMIQUE

La gravité des problèmes socio-économiques qui secouent noter pays, nous impose une attitude générale de REALISME et RATIONALITE.

Le réalisme est nécessaire dans l’analyse de la situation socio-économique de notre pays et la rationalité est incontournable pour bien individuer les THERAPIES envisageables pour le Congo, qui doivent tenir compte de la proportion entre les objectifs fixés et les ressources effectives à notre disposition pour les réaliser.

Pour cela, nous ne partageons pas certaines hypothèses programmatiques visant à révolutionner l’espace économique de notre pays et, non plus, les exaltations liées aux slogans inconséquents sur les « IMMENSES POTENTIALITES DU CONGO».

(En physique, on parle du concept de VITESSE POTENTIELLE d’un vecteur par rapport à autre, mais ça n'exclut pas le CONSTAT SENSORIEL de I’IMMOBILITE de tous les deux).

La même considération vaut pour nos richesses.

Les potentialités du Congo sont importantes, certes, mais tant qu’elles ne seront pas exploitées convenablement, elles persisteront comme des potentialités abstraites, dont nos populations ne tireront aucun profit. Il s’agit, certainement, d’une richesse ou vitesse potentielle, mais cela ne signifie pas que la machine économique soit sortie de «la panne», si nous ne nous employons pas activement à la réparer.

1. L’ECONOMIE SOCIALE DU MARCHE, LE MARXISME ET LE

CAPITALISME INTEGRAL

L’économie sociale du marché représente, pour la D.C., la position théorique la plus adéquate à la réalité socio-économique du Congo et la plus favorable à son développement.

Nous nous dissocions de toute conception qui voudrait transposer, sur le plan économique, les valeurs de certaines doctrines politiques désormais obsolètes dans leurs acceptions les plus radicales, comme le MARXISME et la «Collectivisation des moyens de production de masse», par le truchement de la «lutte des classe» ou le CAPITALISME et le LIBERALISME INTEGRAUX, dans leurs concrétisations les plus malheureuses, surtout en Afrique, comme certaines privatisations «sauvages», l’absence de politique sociale des Etats et l’holocauste de peu de services publiques prévus dans les plans sociaux, sur l’autel de la logique du profit.

Notre refus de ces positions n’est pas dû seulement au rejet de certains «à-priori» idéologiques, mais aussi à l’incapacité de ces modèles économiques de refléter fidèlement la réalité socio-économique africaine et ses spécificités.

Par exemple, la transposition du schéma de la lutte des classes dans la réalité de l’Afrique Sud-Saharienne, ou Congolaise plus exactement, donne lieu à des fausses extrapolations, car la structuration sociale, chez nous, n’est absolument pas le résultat de l’industrialisation et de la création d’une importante classe de salariés exploités, comme c’était le cas en Europe au début du XIXème siècle.

En effet, bien d’autres phénomènes sont en mesure de nous expliquer nos dynamiques économiques et sociales (la mobilité, l’urbanisation et la dissolution de l’unité socio-économique des villages, etc.).

Egalement, le LAISSER ALLER du marché, entendu comme MAITRE ABSOLU DE L’ECONOMIE d’un pays SOUS-DEVELOPPE, ne peut fournir la réponse la plus adéquate aux énormes contraintes sociales qui caractérisent nos sociétés et qui seraient «CRIMINEL» d’ignorer.

Quand le CHOMAGE atteint un niveau inacceptable pour une nation (de 40 à 50 % de la population active), ou certains paramètres de la qualité de la vie sont dramatiques (taux de mortalité enfantine et maternelle, malnutrition et seuil de pauvreté très répandus), continuer à concevoir l’ETAT exclusivement dans sa qualité de percepteur d’impôts et arbitre des affaires, nous semble logiquement et moralement inacceptable.

Si «l’homme» est la «mesure» de toute décision politique (selon notre conception chrétienne de la société et de la politique), le même principe doit être valable pour notre modèle économique de référence, que nous définissons d’ECONOMIE SOCIALE DU MARCHE.

MAIS QUI EST-IL CET «HOMME» DONT NOUS PARLONS ?

Il est l’agriculteur, privé de moyens de communications et d’évacuation de ses produits; il est le commerçant, qui opère dans le secteur informel et qui joue, de toute façon, son rôle de «relais» entre le cultivateur de l’intérieur du pays et les travailleurs de la ville; il est, souvent et paradoxalement, «une femme», quelque fois illettrée et opprimée par des innombrables charges familiales.

Il est le petit creuseur, qui profite très peu de la richesse qu’il manipule; il est le mineur, qui vit, souvent, dans l’indigence bien que entouré de trésors naturels.

Il est l’enfant descolarisé, qui travaille aux champs; il est le fonctionnaire, obligé à vivre d’expédients pour nourrir sa famille, ne pouvant pas compter sur son salaire à la fin du mois; il est l’entrepreneur, qui essaie de conserver quand même soin capital investi dans une véritable «jungle» de taxations, obligations sociales, désarticulation du système monétaire et, surtout, les incontournables règles du marché.

L’équilibre de toutes ces réalités peut être obtenu, à notre avis, seulement dans une perspective d’économie sociale du marché, où toutes les COURBES DES FACTEURS de la production se COUPENT au niveau d’un POINT d'équilibre idéal qui s’appelle «ETRE HUMAIN».

I. UN «NEW DEAL» POUR LE CONGO

1. LES «DEMARREURS MACRO-ECONOMIQUES» du Congo

Pour mettre en marche le moteur économique de notre pays, nous envisageons un certain nombre de "DEMARREURS" MACRO-ECONOMIQUES qui, dans une organisation étatique quelque peu structurée, peuvent produire les effets escomptés.

Mais une prémisse s’impose à ce stade de notre discours, car nous pourrions en tant que parti politique responsable, élaborer le plus parfait plan de redressement économique jamais étudié mais qui se révélera inéluctablement INEFFICACE si, en amont, il n’existe pas une organisation étatique crédible, légitimée et juridiquement effective.

Nous poussons notre réflexion jusqu’à affirmer, sans crainte d’être démentis, que, dans le cas du Congo, sans les préalables de la démocratisation et du pluralisme des institutions, il ne pourra point y avoir un véritable développement de notre nation.

- Pour revenir aux sujets strictement économique, nous croyons que en RDC la machine économique puisse facilement démarrer grâce à la présence et à l’importance de certains facteurs de la production, comme la main d’œuvre, le facteur environnement, l’énergie, et les nombreuses ressources naturelles.

Mais une CARENCE FONDAMENTALE est immédiatement perceptible : le manque de CAPITAL ou d’INVESTISSEMENT. Selon le schéma macro-économique du MULTIPLICATEUR de KEYNES des INVESTISSEMENTS, il est possible d’augmenter le niveau du REVENU National d’une dimension directement proportionnelle aux investissements injectés dans l’économie,

Si " I " est la mesure des l’INVESTISSEMENT, «R» sera le REVENU NATIONAL développé en fonction de l’investissement "I", multiplié par «K» (= multiplicateur de Keynes).

R = K l

Cela est utile pour comprendre le «lien» fondamental qui existe entre le Revenu National et les Investissements (EFFET D’ENTRAINEMENT de «I’ sur " R ").

2. LES INVESTISSEMENTS

Mais où investirons-nous notre capital pour permettre au Multiplicateur de Keynes de fonctionner ?

En effet, la relation fonctionnelle entre le Revenu National et l’INVESTISSEMENT ne se réalise pas pour n’importe quelle dépense effectuée, mais seulement si cet capital injecté dans le système économique vise certains secteurs économiques névralgiques pour l’économie d’un pays, comme celui de TRAVAUX PUBLICS.

L’emploi de capitaux dans ce secteur stratégique permet, aussi, de réasorbir la main d’œuvre inactive, en la faisant, ainsi, bénéficier d’un revenu qu’elle réintégrera dans l’économie par la consommation de base qui entraînera, à son tour, la relance de la production intérieure.

L’augmentation de la consommation permettra à d’autres secteurs économique de se autofinancer, selon un développement à spirale dont le fonctionnement est bien connu.

Cette thérapeutique fut la même que le Président ROOSVELT utilisa en 1929 pour faire face à la grave crise économique qui avait secoué son pays. C’était le lancement du célèbre «New Deal», ou "Nouveau Cours", qui permit aux USA de maîtriser la plus grave conjoncture économique négative de son histoire par une politique économique centrée sur une manœuvre de DEPENSES PUBLIQUES destinées a la construction de ponts, routes et infrastructures de base.

L’originalité de cette politique fut d’avoir compris que la réponse la plus efficace d’un Etat à une situation de stagnation ou récession économique ne doit pas automatiquement prévoir la réduction de son budget d’investissement dans le secteur de la création d’infrastructures.

Au contraire, la thérapie de " choc " consiste à incrémenter les dépenses publiques dans le domaine des travaux publics.

Sur cette base théorique et historique pourquoi ne pas envisager un " New Deal ". pour le Congo, où, en plus, c’est effectivement le manque d’infrastructures qui pénalise sérieusement notre économie.

Le problème central de notre pays est le manque de voies de communications qui cause des graves handicaps à notre économie :

a. la SURCHARGE excessive de la RUBRIQUE «FRAIS DE TRANSPORT» dans toute «STRUCTURE DES PRIX» des produits locaux, avec la conséquence du manque de compétitivité de la production intérieure,

b. les sérieuses difficultés d’évacuation des productions agricoles à cause de l’impraticabilité ou absence de routes, qui est à la base du déficit alimentaire de notre pays et qui nous oblige à IMPORTER des denrées alimentaires qu’on pourrait aisément produire chez nous, si le cicle producteur - consumateur était effectif.

3. LE FINANCEMENT

Mais où trouverons-nous les capitaux à investir ?

Le problème peut être résolu à deux niveaux :

a) EXTERIEUR;

b) INTERIEUR

a) Le financement Extérieur est incontournable pour le Congo.

Notre faible économie ne capitalisé assez pour nous perrnettre de nous AUTOFINANCER un SERIEUX PLAN de REDRESSEMENT ECONOMIQUE ET DE RELANCE DE LA CROISSANCE (P.I.B.).

En plus, l’absence d’idées et d’une politique budgétaire cohérente n’a fait que aggraver, jusqu’aujourd’hui, dans l’appréciation du peuple, l’opinion que L’ETAT ne fait que CONSUMER improductivement des ressources, laissant aux citoyens la charge de se débrouiller pour la survie et la production, dans un système économiquement autarchique et, au fond anarchique sans aucune manifestation de bonne gouvernance.

Voilà réapparaître la question centrale de la CREDIBILITE de L’ORDRE INSTITUTIONNEL, entendu comme la variable incontournable pour sortir notre pays du TUNNEL.

La R.D.C. doit impérativement être en mesure de négocier, avec les bailleurs de fonds internationaux, son plan de redressement CREDIBLE, en présentant des objectifs précis de politique - économique.

Un «New Deal» pour le Congo veut dire assurer la transparence dans la gestion, une politique budgétaire «SAINE» et « INNOVATIVE» et la détermination à faire démarrer, une fois pour toute, cette machine magnifique et puissante qui peut devenir le Congo.

Toujours la question de la crédibilité et de la CONFIANCE seront à la base de L’ATTRACTION des INVESTISSEURS privés étrangers dans notre pays.

Pour cela, il serait nécessaire d’examiner un CODE DES INVESTISSEMENTS plus incitatif et attractif pour les capitaux étrangers, qui puisse donner des garanties de sécurité et qu’il soit avantageux pour les INVESTISSEURS.

b. Le financement intérieur peut être compris seulement dans une logique de POLITIQUE BUDGETAIRE.

L’EPARGNE (privé) étant insignifiant en RDC, surtout à cause de la désarticulation du système bancaire (pour ne pas dire l’absence de même d'un système bancaire fonctionnant effectivement dans l’économie), le seul LEVIER de commandement qui nous reste est celui de la MANOEUVRE BUDGETAIRE, consistant à orienter les RECETTES ET LES DEPENSES selon les objectifs du programme économique.

4. GESTION BUDGETAIRE DES RECETTES PUBLIOUES

Pour ce qui concerne les recettes publiques, le principe que la D.C. considère le plus valable est celui de la RATIONALITE.

Il faudrait envisager une FISCALITE DE DEVELOPPEMENT qui ne pénalise pas la PRODUCTION, qui ne multiplie pas les impositions fiscales sur le même bien, qui soit très modérés dans la taxation (même à l’importation) des technologies nécessaires à moderniser l’industrie intérieure (qui sont des investissements).

Il ne faudra pas oublier que les entreprises qui encore fonctionnent au Congo sont des rescapés que l’Etat ne peut point considérer comme des «citrons» à presser éternellement, car cela entraîne l’évasion et il pousse le système à s’INFORMALISER d’avantage. La fiscalité doit accompagner l’entreprise dans son épanouissement et «GRANDIR» avec elle.

5. GESTION BUDGETAIRE DES DEPENSES PUBLIQUES

La manœuvre budgétaire opérante sur le volet des dépenses de l’ETAT est très important pour notre programme économique, surtout les CHAPITRES du BUDGET consacrés aux dépenses d’INVESTISSEMENT, dans les secteurs stratégiques des travaux publics, revêtent un rôle décisif pour la relance économique.

Mais contrairement à la fiscalité, la manœuvre opérante sur les dépenses est très influencée par la CAPACITE DE L’ADMINISTRATION de L’ETAT, A REPONDRE, EN POSITIVE, AUX DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES qui CONCRETISENT LE PROGRAMME ECONOMIQUE DUN PAYS.

Dans notre pays il se pose un sérieux problème concernant la FONCTION PUBLIQUE, qui est complètement à revoir dans sa structure actuelle.

a. LA RESTRUCTURATION DE LA FONCTION PUBLIQUE

Nous croyons que la pure et simple suppression du Ministère de la Fonction Publique soit une manière pour rationaliser l’administration de l’Etat, en remettant la charge de la gestion des fonctionnaires aux départements respectifs pour lesquels ils travaillent effectivement. (LA FONCTION PUBLIQUE restera un code réglementaire générale régissant les devoirs et les prérogatives des fonctionnaires).

Cette parenthèse sur la Fonction Publique est nécessaire parce qu'elle, dans sa structure actuelle, représente un sérieux handicap au bon fonctionnement de L’ETAT, qui n’est pas en mesure de réaliser, avec un minimum d’efficacité, ses objectifs économiques.

En effet, il est quand même «aléatoire» de parler d’une politique de relance économique si l’inefficacité des hommes qui animent cette politique ne sera pas éliminée. Si la manœuvre des dépenses publiques n’est pas «CREATIVE» pour l’EMPLOl et la PRODUCTION, elle risque de devenir, paradoxalement nuisible pour l'économie; en effet, les conséquences néfastes des détournements des fonds publics, des rubriques surchargées du budget concernantes les dépenses de fonctionnement, les achats superflus, les projets hors-budget, etc., privent le circuit économique des ressources qui ne sont plus réinvesties dans l’économie selon le schéma du multiplicateur de Keynes (cité plus-haut), c’est-à-dire au profit des investissements, de la production intérieure ou la création d’infrastructures, mais, au contraire, pour l’achat de biens de luxe, souvent importés, qui pénalisent le système économique intérieur, avec des effets négatifs typiques, qui sont :

b- LE DEFICIT DANS LA BALANCE DES PAIEMENTS;

c- L’HYPERINFLATION;

d- LE DERAPAGE MONETAIRE, dû à l’extraversion de l’économie au détriment de la production intérieure.

Sans une production intérieure significative, le système monétaire sera toujours instable, parce que il sera dominé par la DEMANDE DES DEVISES ETRANGERES, qui étouffe la MONNAIE locale;

IL NE FAVORISERA PAS L’EMPLOI;

Il se caractérisent par une croissance exponentielle du taux d’INFLATION, parce que l’Etat n’est pas en mesure de couvrir par les recettes, mêmes pas les dépenses courantes de fonctionnement, sans recourir à la tristement célèbre (chez nous) " PLANCHE A BILLETS ",

Cela nous rappelle une suggestive définition de la MONNAIE: - «L’argent est la cristallisation du travail d’un peuple» - Sans travail, la monnaie est seulement du papier sans valeur.

Voilà pourquoi il est indispensable de favoriser la PRODUCTION INTERIEURE et maîtriser les dépenses, pas seulement dans leur dimension (QUANTUM), mais aussi dans leur QUALITE (QUOMODO).

L’inflation est le symptôme le plus évident d’une économie malade.

Dans notre pays cette «maladie» est devenue CHRONIQUE à cause du manque de politique économique cohérente qui, pour revenir encore au fond du problème ne pouvait pas être formulée dans un environnement politique malsain. Il n'est pas seulement question de volonté politique, mais aussi de :

e. Nécessité de contrôle (Procédure d’approbation du budget; vérification périodique des comptes publics au niveau des Commissions parlementaires ad hoc, etc.).

f. Contre-pouvoir en matière de gestion des finances (Contrôle de fond de la Cour des Comptes).

g. Organisation l’administration publique et son efficacité.

h. De l’adoption d’une stratégie générale de PRISE DES DECISIONS basées sur le modèle des COUTS ET BENEFICES (COSTS-BENIFITS ANALYSIS) qui ont l’avantage d’offrir une procédure d’analyse des problèmes économiques pas seulement du point de vue financier, mais aussi celui des conséquences sociales liées à la prise de certaines décisions de la part de l’administration publique.

Par l’utilisation des certains index statistiques et sociologiques on arrive, ainsi, à calculer les effets positifs et négatifs d’un acte réglementaire, par exemple, au-delà des simples implications financières en tenant compte, aussi, des avantages ou désavantage pour la population concernée.

La solution «la moins chère», n'est pas toujours la plus opportune économiquement. La théorie des "coûts et bénéfices» est, pour la D.C., un exemple concret de l’application pragmatique de l’économie sociale du marché dans le moment " stratégique ", Pour l’Etat, de la prise des décisions.

Un «New Deal» pour le Congo est possible, selon la D.C., parce que nous avons les moyens intellectuels, humains et naturels pour le lancer, mais ce qui ne doit absolument pas nous faire défaut est LA MISE EN MARCHE D’UN VERITABLE PROCESSUS de DEMOCRATISATION.

 

L’Economie, la Politique et la Sociologie sont une UNITE, ayant toutes à leur base l’ " homme " avec ses besoins (l’économie), ses rapports avec les autres (la politique) et sa qualité de vie (la Sociologie).

Si nous choisissons de mettre le PROFIT au centre de notre attention, l’économie pourra marcher, peut-être, mais difficilement l’équilibre social; et si le BIEN-ETRE est réservé à une classe restreinte d’individus, la politique en résultera influencée négativement.

S’il n’y a pas le PLURALISME DEMOCRATIQUE, le budget de l’Etat sera dans les mains d’un groupe d’individus (ou d’un parti) qui, en étant IRRESPONSABLE POLITIQUEMENT, se livrera inévitablement au BRADAGE des finances publiques, avec les conséquences néfastes que cela entraîne pour la population, comme HYPER-INFLATION, le MANQUE DE SERVICES PUBLICS et la totale INEFFICACITE des dépenses publiques.

Ces considérations sont à la base de notre choix de mettre l’homme au centre de la politique économique.

Le développement, sans DEMOCRATIE pour l’Afrique, est une théorie dangereuse.

La gravité de nos problèmes économiques ou sociaux, ne peut jamais devenir une excuse pour refuser aux peuples africains le droit à la démocratie.

Il n’existe pas une mystification plus grande que de soutenir que le redressement économique doit venir AVANT la démocratisation de l’ordre institutionnel. Ceux qui adoptent cette vision de l'économie cachent toujours des visées inavouables.

La BONNE GOUVERNANCE a un volet économique et un volet politique interdépendants (on pourrait ajouter, dans le cas du Congo, aussi un volet de sécurité, parce que sans la PAIX rien ne sera possible).

Un «Nouveau Cours» pour le Congo ne peut être qu’un programme économique et politique, au même temps.

III. RESUME DES OBJECTIFS PROGRAMMATIQUES PRINCIPAUX DE LA D.C.

Les lignes fondamentales du plan économique de la D.C. (pour les rappeler systématiquement) sont les suivantes :

1. Une politique des travaux publiques, financée par des investissements extérieurs et intérieurs orientée vers la construction d’infrastructures de base (routes, ponts, aéroports, chemin de fer);

2. Une manœuvre de dépenses publiques qui maiîtrise la «QUALITE» (QUOMODO) la «QUANTITE» (QUANTUM) des dépenses;

3. Une fiscalité de développement rationalisé et incitative des investissements et de la production;

4. L’objectif programmatique de l’équilibre général budgétaire (DEFICIT, ou IMPASSE =0)

5. L’objectif programmatique de l’équilibre dans la BALANCE des paiements. (Equilibre dans la balance commerciale entre les exportations et les importations);

6. Promotion de l’emploi, favorisé directement par le lancement d’une campagne de travaux publics, et indirectement, par la création d’un BUREAU N ATIONAL DU TRAVAIL qui statistiquement mesure le chômage et doit promouvoir la rencontre entre la demande et de l’offre du travail.

7. Restructuration de la FONCTION PUBLIQUE (dissolution du Ministre de la Fonction Publique dans sa structure actuelle et distribution de la charge de l’organisation à chaque Ministère - un avantage d’efficacité de contrôles des effectifs, de responsabilité des chefs des Départements vis-à-vis des fonctionnaires et vice-versa);

8. Lancement d’une politique d'incitation à la production intérieure (croissance en terme de P.I.B.);

9. Privatisation des entreprises publiques non stratégiques dans un cadre juridique bien déterminé (Loi-cadre sur la privatisation) et avec la prévision des GARDE-FOUS lEgaux qui excluent les bradages des soldes actifs des entreprises privatisées, par exemple).

10. Restructuration du système fiscal (réduction du nombre des impôts; reconduction en douceur des opérateurs du secteur informel au système formel, sans pénaliser, ainsi faisant, les petites et moyennes entreprises, qu’il faut, au contraire, promouvoir).

11. Interdiction de toute gestion HORS-BUDGET des finances publiques (Arrêt définitif de la politique des «DONS», de l’autorisation verbale à la sortie de fonds pour les paiements non prévus par le budget, etc.).

12. Réaffirmation de l’indépendance de la Banque Centrale;

13. Remise en fonction du système bancaire par des incitations de préférence des paiements par chèque des impôts et dettes envers l’Etat;

14. Adoption d’une politique monétaire de contrôle de l’inflation (DEFLACTIVE) par une Formalisation et centralisation progressive du système d’échange de devises.

Le contrôle de masse monétaire en circulation comportera l’intervention ponctuelle la Banque Centrale sur le marché d’échange par les manœuvres classiques de «OPEN MARKET».

IV. LE PROGRAMME SOCIO-POLITIQUE DE LA D.C.

Les lignes fondamentales du Programme économique de la D.C. sont secondées par un programme de promotion sociale qui vise à garantir un MINIMUM de services sociaux publiques pour les Citoyens, comme l’instruction de base publique et gratuite, la santé publique, en garantissant un «Programme de la santé publique» qui se concentrera sur la gratuité des soins d’urgence et la protection de l’enfance et de la maternité.

Nous proposons, aussi, la création d’un FONDS D’URGENCE pour faire face aux calamités naturelles et diverses.

Notre objectif principal à bref terme, est celui de la gratuité de l’instruction publique primaire, pour envisager, dans le moyen terme, la gratuité de l’instruction secondaire publique et la mise en marche d’un système octroi de bourses pour les étudiants universitaires méritants et défavorisés.

La santé publique n’existant pratiquement plus, nous nous posons l’objectif programmatique de remettre en fonction un système de gratuité des soins d’urgence (au moins) pour que, au nom du respect du droit à la vie, toute personne puisse, en cas d’urgence, être soignée aux frais de l’Etat.

A côté de l’assurance des soins urgents, nous envisageons, dans le PROGRAMME MINIMAL DE SANTÉ PUBLIQUE, la protection de la maternité et de l’enfance (création d’un service national de vaccination et suivie pré et post-natale répandu sur tout le territoire national et gratuit).

Avec la réalisation d’un programme de politique économique et sociale ainsi structuré, nous sommes certains de parvenir à lancer un véritable «New Deal» pour le Congo, qui signifie, aussi, un présent et avenir meilleur et prospère pour tous les Congolais.