CHAPITRE I

LES DEUX ANS DE LUTTE DU F.S.D.

" 10 juin 1997 " - " 10 juin 1999 "

 

Le profil historique de l’avant-garde de l’opposition

démocratique pacifique en R.D.C.

 

Constitué le 10 juin 1997, le F.S.D. est la seule formation politique et pacifique qui a vu le jour en R.D.C, en pleine interdiction des activités politiques. Le F.S.D. naît en tant que mouvement "TRANSVERSAL" et "LEGALISTE" visant à sauvegarder les acquis fondamentaux de la transition démocratique et de la C.N.S., déjà mis en discussion par les premières prises de positions politiques évoquées par le pouvoir autoproclamé de M. Laurent Désiré KABILA.

Les fondateurs du F.S.D. sont des personnalités représentatives de l’espace politique congolais et de la société civile, unies par le souci de mobiliser l’OPINION PUBLIQUE sur la gravité des conséquences, pour notre pays, de l’ABANDON substantiel de l’option DEMOCRATIQUE dans la gestion de la RES-PUBLICA, de la part du nouveau pouvoir insouciant de toute légitimation politique.

 

"Nous demandons à M. KABILA de prendre en compte les acquis positifs de la C.N.S, point n’est plus besoin d’aller d’une rébellion à une autre". Le président du F.S.D., Eugène DIOMI NDONGALA, au cours de la Conférence de presse de PRESENTATION OFFICIELLE du F.S.D., intervenue le 19/06/1997 à la Gombe. Propos recueillis par ELIMA, n° 237, 22/06/1997; POTENTIEL, n°1069 du 19/06/1997; L’ETINCELLE, n° 2 du 21/06/1997.

1. LES TROIS PHASES DE L’ACTION POLITIQUE DU F.S.D.

La démarche politique du F.S.D, veut être initialement constructive, dans le sens d’une critique visant à apporter une contribution à la meilleure compréhension de la réalité socio-politique du Congo, que les nouvelles autorités semblent ignorer et méconnaître.

Dans cette optique, doit être interprétée la 1ère PHASE de l’activité politique du F.S.D., qui va de juin 1997 à décembre 1997, pendant laquelle, tout en assumant le risque de violer la mesure «orale» et «illégale» de la suspension des activités politiques, le F.S.D. continue courageusement dans son travail de critique constructive de l’action du pouvoir, tout en dénonçant aussi ses dangereuses dérives totalitaires.

"Eugène DIOMI, du F.S.D, propose une concertation A.F.D.L. - OPPOSITION pour amender le schéma de la C.N.S", publié par la REFERENCE PLUS, n°1069, 25/08/1997;

"Le F.S.D dresse un bilan négatif de 100 jours de KABILA", publié par FORUM des AS, n° 837, du 10/08/1997;

"Le F.S.D est formel: insécurité, blocage de la démocratie, tribalisme, récession économique et violation de droits humains assombrissent le bilan de KABILA", publié par LA REFERENCE PLUS, n° 1059 du 18/08/1997;

"La reconstruction nationale est une idée qui doit nous unir", publié par LE CHOC, n° 2, du 10/12/1997.

Cette première phase de l’activité du Front n’a pas été indolore.

"Un commandant A.F.D.L brise , dans sa résidence, le bras de DIOMI NDONGALA, Président du F.S.D", LE POTENTIEL, N° 1050 du 26/6/1997;

"Le Président du F.S.D victime d’un enlèvement par des militaires", publié par LE SOFT, du 12/12/1997;

"Opéré d’une appendicite aiguë sous surveillance militaire, Eugène DIOMI n’est pas encore libre", LE COMPATRIOTE, n° 384, janvier 1998

"Un des fondateurs du F.S.D porté disparu", LE POTENTIEL, n° 1065, 09/07/1997.

Malgré le climat de dure répression militaire, des démarches dans le sens d’une tentative d’instauration d’un dialogue avec les autorités A.F.D.L sont amorcées, mais elles demeurent infécondes parce que :

1. L’A.F.D.L ne veut absolument pas dialoguer avec la vraie opposition démocratique. Elle lui demande obligatoirement de se faire incorporer dans la structure de l’A.F.D.L, cela étant la seule proposition qu’elle est disposée à avancer sur le plan politique. En plus, l’A.F.D.L n’est même pas structurée sérieusement: plusieurs centres de pouvoir rivalisent entre eux , empêchant toute forme de dialogue politique ;

2. Le régime KABILA refuse ,au début d’une manière plus ou moins larvée, et par la suite, indiscutablement, le système pluraliste de gestion du pouvoir;

3. KABILA rejette la politique tout-court, comme un instrument de médiation des divergences (la «politique» pour lui est synonyme de «combines», «intrigues»).

La prise du pouvoir par l’A.F.D.L. étant à ses yeux, essentiellement «militaire», ça sera par les armes qu’on lèvera l’option de garder le pouvoir, sans une vraie Constitution, sans organes législatifs et avec un gouvernement de salut public essentiellement «monolithique».

Au mois de décembre 97, LE REGIME A.F.D.L durcit la répression politique. Le F.S.D. est obligé d’entrer dans la clandestinité, en exposant, en tant que représentant public du mouvement , seulement son président, qui , en effet, payera cette charge par 5 arrestations extra-judiciaires en 9 mois;

«Eugène DIOMI encore et toujours sous escorte militaire», LE CHOC, du 15/01/1998;

«Nouvelle arrestation par la DEMIAP de DIOMI NDONGALA», LE PALMARES, n° 1211 du 17/04/98, ‘’M. Eugène DIOMI écroué à l’ANR depuis le 31 juillet’’, LA REFERENCE PLUS, 03/08/98;

«Atteinte aux droits de l’homme au camp KOKOLO: Eugène DIOMI, déjà 29 jours de détention illégale», LA REFERENCE PLUS, n° 1176, 08/01/98.

Après décembre 97, tout dialogue avec l’autorité autoproclamé est impossible, (2ème PHASE).

La 3ème phase du combat du F.S.D. s’ouvre avec la pseudo-libération des activités politiques. Notre cadre de dialogue avec le pouvoir ne peut être, dans cette phase, que celui du Forum appelé «DEBAT NATIONAL».

«L’avenir de notre pays est incertain si le dialogue entre les forces politiques n’est pas instauré. Nous plaidons pour la tenue d’une TABLE RONDE POLITIQUE, à laquelle prendront part toutes les forces politiques. Ce cadre de négociation doit être rapidement instauré, sinon l’AFDL ne pourra pas gouverner et favorisera la création de forces centrifuges incontrôlées et incontrôlables», propos du Président du F.S.D. recueillis par le journaliste MONA KUMBU, LA REFERENCE PLUS, n° 1059 du 18/08/97.

«Remettons la politique, en tant qu’instrument privilégié de médiation et de pacification, au centre du "DEBAT NATIONAL" et j’en suis certain, la guérison des maux qui nous rongent suivra d’elle-même». Le Président de la Coordination du F.S.D., M. DIOMI, au POTENTIEL, n° 1479, 25/11/1998.

«DIOMI et KISHWE MAYA, Président et vice-président du F.S.D., arrêtés pour avoir divulgué leur proposition d’un Forum de réconciliation pour la paix, la démocratie et la reconstruction, déjà adressée, le 14/12/1998 au Secrétaire Général de l’ONU», tiré du POTENTIEL, n° 1546, 17/02/1999.

«La proposition globale de pacification du F.S.D. : le Forum de réconciliation», publié par l’ALERTE, n° 21, 18/12/1999.

«Dans un essai politique, le F.S.D. démontre la place d’une véritable LEGITIMATION des institutions démocratiques», LA TEMPETE DES TROPIQUES, n° 1143, 03/03/1999.

«Diomi Ndongala dénonce la mystification des Groupes d’opinion» et textuellement «… et nous pourrions beaucoup discuter sur l’effectivité réelle et la signification d’une adoption, par référendum, d’une Constitution qui ne soit pas précédée par un véritable DEBAT NATIONAL, de libre et ouverte confrontation d’idées et opinions politiques», tiré du PHARE, n° 969, 08/12/1998.

2. LE F.S.D. et l’opposition démocratique plurielle

L’objectif de faire table rase des institutions démocratiques et de l’opposition démocratique est «presque» atteint par le régime KABILA. La dure répression, l’imposition unilatérale de s’affilier à l’AFDL, l’interdiction des activités politiques, ont prévisiblement perturbé l’opposition congolaise.

Elle n’est plus la même qui avait lutté contre la dictature Mobutu.

Les quelques personnalités qui entrent dans la dynamique AFDL, n’arrivent pas à contribuer sérieusement à la démocratisation du système politique, en subissant, au contraire, d’une manière absolument négative, l’incorporation dans la logique totalitaire du régime en place.

La Conférence de presse du 21/08/97 tenue par le Président du F.S.D.: «nous proposons une concertation entre l’AFDL et l’opposition démocratique», propos recueillis par LA REFERENCE PLUS, n° 1065, 25/08/97.

«Le F.S.D. souhaite la réconciliation nationale dans la démocratie, il prend, en outre, l’opinion tant nationale qu’internationale à témoin sur le danger qui menace les libertés individuelles et qui peut, si on n’y prend pas garde, jeter l’huile sur le feu - Pourtant, il est encore possible de mettre courageusement le cap vers l’établissement d’un Etat de droit en République Démocratique du Congo – dialoguant sincèrement avec l’opposition», tiré du FORUM DES AS, n° 843, 01/09/1997.

Comme il est clairement mis en évidence par les documents publiés par la presse, le F.S.D., depuis 1997, avait, maintes fois, souligné le danger pour la paix, représenté par la politique myope et d’exclusion prônée par le Gouvernement KABILA.

3. LE «DEBAT NATIONAL», selon le F.S.D.

Le F.S.D. a déjà minutieusement élaboré sa conception du Forum de réconciliation nationale, visant la paix, la démocratie et la reconstruction, appelé, aussi, DEBAT NATIONAL.

Les propositions concrètes du F.S.D. concernant ce forum hautement politique, ont été déjà soumises à l’attention de la Communauté Internationale, depuis novembre 98. A partir de février 99, la proposition globale de pacification et démocratisation de la RDC a été soumise à l’attention de l’opinion interne et des autorités de la RDC.

17/02/1998 – Dépôt officiel à la Présidence de la République du document concernant le «FORUM DE RECONCILIATION» tel que conçu par le F.S.D. ; parallèlement, par une campagne de presse, le F.S.D. a procédé à la divulgation de sa proposition de paix et de concertation politique, visant le CONSENSUS NATIONAL.

«Le F.S.D. propose un Forum de Réconciliation pour la paix, la démocratie et la reconstruction», LA REFERENCE PLUS n° 1057 du 18/02/1999.

«Le Forum de réconciliation pour la paix, la démocratie et la reconstruction», La FLAMME DU CONGO, n° 80 du 25/02/1999.

Le 27/04/1999, le Gouvernement Kabila invite officiellement, par une lettre protocole n° 181, M. Diomi Ndongala, Président du F.S.D., à participer en qualité de personnalité invitée par le Gouvernement, au DEBAT NATIONAL.

Le préalable du F.S.D. de la rationalisation de la structure de l’organisation du Forum politique appelé DEBAT NATIONAL a été formalisé dans un document rendu public par la coordination politique du F.S.D.

«La rationalisation du Débat National», publié par LA TEMPETE DES TROPIQUES, n° 1163 du 26/03/99.

«La rationalisation de la structure et de l’organisation du Débat National selon le F.S.D.», l’ALARME du 25/03/1999.

Sur invitation écrite du vice-président du Comité Organisateur Provisoire du Débat National, une délégation restreinte du F.S.D. s’est rendue le 05/05/1999 au Palais du Peuple, pour remettre aux organisateurs provisoires du Débat National les propositions du F.S.D. visant l’amélioration de l’organisation du Débat National, autre que, sur demande de M. BANZA, toute la documentation élaborée par le F.S.D. concernant les thèmes fondamentaux à l’ordre du jour du Débat National.

Le F.S.D. se réjouit de constater que la problématique fondamentale de la LEGITIMATION du pouvoir en R.D.C., telle qu’élaborée par le F.S.D. dans un essai politique intitulé «LA LEGITIMATION DU POUVOIR», conçu dans la clandestinité et distribué initialement seulement entre les membres du F.S.D., en novembre 98, pour être, par la suite, publié officiellement en mars 99, ce même sujet soit l’argument principal à l’ordre du jour du Débat National.

«La légitimation du pouvoir», publié par la TEMPETE DES TROPIQUES, n° 1143, du 03/03/99;

«La légitimation du pouvoir en RDC», publié par LE POTENTIEL n° 1558, 03/03/99

«La légitimation du pouvoir pour le F.S.D.», FORUM DES AS, n° 1163, 06/03/1999.

Pour ce qui concerne le deuxième objet à l’ordre du jour, c’est-à-dire la Constitution de la 3ème République, la position du F.S.D. est très critique envers le travail abattu par la Commission «Restreinte» et «Ministérielle» des Réformes Institutionnelles, incompétente à se substituer à une véritable Assemblée Constituante.

«Le projet de Constitution est à refaire de fond en comble, souligne Eugène Diomi Ndongala», Le POTENTIEL, n° 1488, du 05/12/1998.

«Diomi critique le projet de Constitution», LA REFERENCE PLUS, n° 1480 du 07/12/1998.

«Diomi dénonce et accuse la Commission Mwenze», ELIMA, n° 6, 13/12/1998.

«La Constitution», BLOC NOTES, n° 6, 22/12/1998.

Le choix du troisième objet à l’ordre du jour, c’est-à-dire le décret-loi n° 194 sur les partis et regroupement politiques, vise aussi un argument sensible pour la normalisation de la vie politique au Congo. En effet, le F.S.D. est la seule formation politique à avoir analysé et critiqué cette loi quand elle était encore un simple projet de loi sur les partis politiques.

La totale reconduction, dans son intégralité, de ce projet de loi dans le décret-loi 194 fera l’objet d’un constat amer d’irresponsabilité du pouvoir KABILA qui, indifférent à toute critique juridique et politique, produira un mort-né juridique qui est le décret-loi 194 sur les partis et regroupements politiques, comme le F.S.D. avait bien prévu.

«Analyse de droit comparé du projet de loi sur les partis et les regroupements politique par le F.S.D.», publié par la TEMPETE DES TROPIQUES, n° 1097 du 08/01/99.

«Eugène Diomi fait une analyse de droit comparé du projet de loi sur les partis et les regroupements politiques», tiré de la REFERENCE PLUS, n° 1472, du 07/01/1999.

«Le F.S.D. dénonce les obstacles créés pour bloquer le processus démocratique», titre de la FLAMME DU CONGO,n° 76, 15/01/99.

A la publication du tristement célèbre décret-loi 194, le F.S.D. a dénoncé la CADUCITE de cette loi anti-démocratique inapplicable et inappliquée, jusqu’aujourd’hui. Voilà pourquoi, pour souligner la mauvaise foi d’un pouvoir incapable de faire propres même pas les critiques constructives juridiquement argumentées, le F.S.D élaborera, aussi, une analyse ‘’ POLITIQUE ‘’ du même décret-loi, dans laquelle le Front dénoncera le blocage du processus de démocratisation exacerbé par cette loi liberticide .

« Selon le F.S.D, le décret-loi 194 relance l’impasse », titre du POTENTIEL n°1536, du 05/02 /99 ;

«Le F.S.D réagit au décret – loi de KABILA» de l’ALARME, n° 133, 30/01/99

4. LE F.S.D. ET LA GUERRE EN R.D.C

Le risque d’une deuxième rébellion avait été dénoncé par le F.S.D depuis Août 1997.

Conférence de presse du 21/08/97 du Président DIOMI : «le F.S.D rappelle au nouveau pouvoir en R.D.C la nécessité de sauvegarder la paix intérieure et de canaliser toutes le forces vers la reconstruction nationale – C’est pourquoi, le F.S.D invite l’AFDL à plus de modération afin de ne pas planter le décor au PROFIT D’UNE SECONDE GUERRE DE LIBERATION. Or, la mesure de suspension toujours en vigueur, des partis politiques et même renforcée, la confiscation de la démocratie, les diverses tentatives de muselage de la presse, aussi que le non-respect des droits de l’homme ne sont pas de nature à favoriser l’établissement d’un Etat des droits. A cette allure, même la promesse de la tenue prochaine des élections démocratiques en R.D.C , ressemble plus à une mascarade ». Propos recueillis intégralement par LE PROJET, N° 1, août 97.

Pour le F.S.D, la démagogie d’une guerre ‘’ POPULAIRE‘’ est tout simplement insensée.

« Une guerre Longue n’est jamais populaire » selon le F.S.D., LA TEMPETE DES TROPIQUES, n° 1159 du 22/03/99.

Au contraire, la responsabilité militaire et politique de l ’AFDL dans le conflit qui sévit au Congo, est incontestable.

«Devant le constat d’échec du régime AFDL, Diomi Ndongala demande à Kabila de remettre le pouvoir au souverain primaire », La TEMPETE DES TROPIQUES, N° 1206 du 15/05/99.

Pour le FSD, tous les efforts doivent être déployés pour rechercher la paix, que notre pays ne connaît plus dès 1996. Des négociations internationales et intérieures doivent nécessairement être entamées par le régime KABILA, afin de garantir au peuple Congolais la paix durable.

«Le FSD souhaite la signature d’un accord de cessez-le-feu, dans le plus bref délai, comme envisagé par la résolution 1234 du Conseil de Sécurité de l’ONU, afin d’éviter que des crises majeures ne puissent troubler d’avantage le vécu quotidien du peuple congolais, qui demande la paix comme seule garantie de survie et améliorations de ses conditions de vie, devenues dramatiques, et pour envisager, enfin, la reconstruction de notre pays ravagé par des conflits armés depuis 1996», tiré du communiqué de presse du F. S.D du 12/04/99.

5. LE F.S.D ET L’ECONOMIE DE LA R.D.C.

La progressive aggravation des conditions de vie des Congolais a toujours préoccupé le F.S.D.

«Diomi Ndongala reproche – au nom du F.S.D – au gouvernement d’avoir provoqué la RECESSION ECONOMIQUE qui bloque l’activité économique et accentue le chômage», LA REFERENCE PLUS, 25/08/97.

‘’Sans consensus national et sans la participation de tout un chacun - tranche le F.S.D. - on ne bénéficiera jamais d’investissements solides pour relancer l’économie. Comme pour le volet politique, le F.S.D relève l’échec sur le plan économique’’, tiré de l’article intitulé "le F.S.D. dresse le bilan négatif de 100 jours de Kabila’’, publié par FORUM des AS, n° 837, du 10/08/97 ;

’’Sur l’autel des payements des Factures de guerre et des privatisations - cadeaux – de guerre, toute une économie est sacrifiée. On prétend imposer un taux de change fixe à l’économie sans avoir les devises pour le soutenir par des manœuvres de OPEN-MARKET», tiré du «Bilan de deux ans de Kabilisme», publié par la TEMPETE DES TROPIQUES, n° 1204, du 15/05/99.

Ce que le FSD tient aussi à souligner, par l’évocation de ses prises de positions politiques publieés par la presse, c'est surtout le rôle bénéfique qu’une vraie opposition responsable peut jouer dans l’échiquier politique d’une nation.

Nous sommes convaincus que, si le pouvoir AFDL avait écouté l’opposition démocratique, plutôt qu’essayer de l’écraser sans cesse, cela aurait épargné beaucoup de malheurs au peuple congolais.

Il ne s’agit pas seulement d’octroyer arbitrairement une place de concertation, comme le pouvoir en place croit encore pouvoir faire, mais de reconnaître un rôle bien précis à l’opposition dans l’élaboration de la politique d’un Etat démocratique.

L’histoire du F.S.D. le prouve amplement. Le F.S.D. salue les premiers signes d’ouverture de M. Kabila qui a trouvé le courage de se confronter, enfin, avec les idées et les propositions du F.S.D. pour la recherche de solutions à la grave Crise Congolaise, qui est multipolaire.

Cette ouverture, pour être féconde, ne pourra pas s’arrêter à mi- chemin. Il faudra descendre, une fois pour toute, du trône de maître absolu de la RDC et se confronter, avec humilité et courage, dans l’ARENE POLITIQUE CONGOLAISE, où d’autres hommes et femmes capables apporteront leur contribution pour bâtir, enfin, un Congo libre, prospère et en paix. Jusqu’à la réalisation de leur idéal d’une véritable Démocratie Pluraliste et Représentative, les Forces politiques membres du F.S.D. ne cesseront pas de lutter. La Démocratie Gouvernante n’a pas d’autres définitions.

La Coordination politique du FRONT POUR LA SURVIE DE LA DEMOCRATIE AU CONGO souhaite un bon 2ème anniversaire à tous les membres.

Kinshasa, le 10/06/1999